Implanter une Église : un nouveau livre publié par les Éditions Mennonites

Ce livre s’interroge : comment se fait-il que les Églises mennonites en France ou en Suisse n’aient que peu créé de nouvelles Églises, alors que le mouvement anabaptiste dont elles sont issues était vigoureusement implanteur ?

L’auteur principal du livre, Stuart Murray, montre cela dit qu’il ne s’agit pas seulement de donner naissance à de nouvelles Eglises, mais qu’il est peut-être plus important de réfléchir à quel type d’Églises implanter : en phase avec la culture ambiante ou contre-culturelle, pyramidale ou communautaire, pour les riches ou pour les pauvres, centrée sur les besoins religieux ou sur une vie de disciples… ?  Il témoigne aussi d’une expérience de plus de 25 ans d’implantation d’Églises en milieu urbain défavorisé.

Des contributeurs français proposent d’une part des principes, des modèles et des stratégies pour l’implantation d’Églises en France ou témoignent d’autre part de leur vécu en tant qu’implanteurs, de manière enthousiaste et réaliste…

Le livre fournit un bon exemple d’interaction utile entre théorie et pratique, expertise et terrain, recul et mains dans le cambouis. Mais un élan s’en dégage, afin que des communautés joyeuses, accueillantes, engagées, naissent et diffusent l’Évangile par leur vie, leur proclamation, leur service, leur témoignage.  

Publics :

-       Membres d’Églises, pasteurs et responsables d’Églises

-       Implanteurs d’Églises

-       Responsables d’unions d’Églises ou d’institutions missionnaires

 

Les auteurs :

  • Stuart Murray, formateur et consultant, co-fondateur du Réseau anabaptiste en Grande-Bretagne, directeur du Centre d’études anabaptistes au Baptist College de Bristol, auteur de Radicalement chrétien – Éléments essentiels de la démarche anabaptiste et de livres sur l’implantation d’Églises.

  • Responsables d’implantation d’Églises ou de mission en France  

Une présentation du livre en vidéo

A découvrir ici.

Un webinaire avec Stuart Murray et d’autres personnes

Jeudi 3 octobre 2024 à 20h15, un webinaire aura lieu avec Stuart Murray (auteur principal), Pascal Keller (contributeur à un chapitre) et Daniel Liechti (répondant et professeur de missiologie et d’implantation d’Églises à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine).

Renseignements et inscriptions (pour recevoir le lien Zoom) jusqu’au jeudi 3 octobre à 12 heures ici : https://forms.gle/LfaeGta64TFyZhHg8

Pour se procurer le livre

C’est par ici.

Journée Jacques Ellul: Face aux crises actuelles, quelle espérance?

23 novembre 2024 : Journée Jacques Ellul

Le samedi 23 novembre 2024 aura lieu la Journée Jacques Ellul sous le thème « Face aux crises actuelles : quelle espérance ? » A l’occasion des 30 ans de décès de Jacques Ellul (1912-1994), A Rocha et ChristNet, avec la Haute école de théologie HET-Pro, ont le plaisir de convier le public à une journée d’étude pour découvrir l’actualité étonnante de la pensée du Bordelais. Le Centre de Formation du Bienenberg est partenaire.

30 ans après son décès, Jacques Ellul continue à nous empêcher de penser en rond. C’est fort de cette conviction que cette journée a été lancée. Face aux nombreuses crises de notre temps – écologiques, géopolitiques, migratoires etc. – les idéologies dominantes – consumérisme, nationalisme, capitalisme, militarisme etc. – sont aussi embrassées par de nombreux-ses chrétien-nes. Pourtant, elles n’apportent pas les solutions espérées.

Huit intervenants de différentes disciplines – théologie, philosophie, sciences sociales, ingénierie, économie… –  présenteront, par le biais d’exposés, de huit ateliers participatifs, d’une table ronde et d’un débat public, différents aspects de la pensée prolifique de l’auteur bordelais.

Notamment, Frédéric Rognon, professeur à l’Université de Strasbourg et grand spécialiste de la pensée ellulienne parlera de la « non-puissance » comme d’une « présence au monde vécue dans l’espérance ». Quant à David Bouillon, professeur à la HET-Pro, il donnera un éclairage biblique sur le catastrophisme avec « Ellul et le prophète Jonas ». Enfin, Jacob Marques Rollison, théologien et worker à L’Abri (Huémoz), évoquera la technique comme « puissance et désespoir de l’être humain ».

Une critique de la technique pour suivre le Christ au-delà des idéologies.

Le sociologue et théologien français Jacques Ellul (1912–1994) a été l’un des penseurs chrétiens les plus visionnaires sur les enjeux qui touchent notre époque. En décrivant, dès le milieu du XXe siècle, l’effet de la technique sur la société, il critiquait la logique du « système technicien » qui détruit l’environnement et l’humain sous prétexte de la recherche d’efficacité, d’innovation et de profit. Il dénonçait le discours dominant qui présente la technique comme la solution à tous les maux.

A cette logique, il opposait une éthique de la liberté à travers une lecture biblique basée sur le renoncement au pouvoir, la « non-puissance », qui, selon lui, est liée à l’espérance, cette soif de Dieu qui donne sa juste place à l’être humain.

Lors de la Journée Jacques Ellul, les participant-es joueront un rôle actif. En effet, les ateliers de l’après-midi seront un moment fort de la journée, d’une durée de plus d’une heure pour permettre la cocréation collective de pistes pertinentes concrètes face au défis abordés dans la journée. Ce qui en ressort sera présenté et discuté en plénière lors de la table ronde. Ainsi, les organisateurs espèrent que cette journée permettra aux personnes présentes de grandir dans un engagement juste au sein de nos sociétés en crises.

Informations pratiques

·       Page web : https://het-pro.ch/ellul/

·       Inscription jusqu’au 10 novembre 2024

·       Date : samedi 23 novembre 2024, de 09h00 à 16h30

·       Lieu : HET-Pro, Route de Fenil 40, 1806 St-Légier

·       Entrée libre, chapeau à la sortie, repas de midi tiré du sac

Programme (aperçu)

Accueil dès 9h00, début à 9h30, fin à 16h30.

·       La technique : puissance et désespoir de l’être humain. Jacob Marques Rollison (théologien, worker à L’Abri, Huémoz)

·       La non-puissance : une présence au monde vécue dans l’espérance. Frédéric Rognon (philosophe et théologien, Université de Strasbourg)

·       Ellul et le prophète Jonas : un éclairage biblique sur le catastrophisme. David Bouillon (théologien, HET-Pro)

Midi : pique-nique tiré du sac

·       8 ateliers à choix, table-ronde avec débat public

Organisations

·       Organisateurs : A Rocha Suisse | ChristNet | HET-Pro

·       Partenaires : Centre de formation Bienenberg | StopPauvreté | Plateforme Dignité et Développement | Groupes bibliques des écoles et universités GBEU

Découvrir le podcast bibletunes

La Bible est indispensable pour nourrir la foi. Seulement, quelle est la place réservée à ce texte s’il n’est ni lu, ni compris ? Un sondage intitulé « Les Français et la Bible » et réalisé par l’IFOP pour l’Alliance biblique française souligne que la lecture de la Bible est nettement en baisse. Le but de bibletunes est de rendre la Bible intelligible pour toutes et tous, et de souligner sa pertinence pour aujourd’hui.

Des méditations suivies sur différents livres de la Bible

Le podcast propose des méditations suivies sur différents livres de la Bible. Les épisodes de 10 minutes sont diffusés 1 fois par semaine, depuis le 14 octobre 2024. Les 22 premiers épisodes seront consacrés à l’épître de Jacques, suivi par le livre d’Esther.

La direction du podcast bibletunes en français a été confiée à Marie-Noëlle Yoder, enseignante en théologie et directrice du Centre de formation du Bienenberg. Passionnée par Dieu et par l’humain, elle utilisera ses compétences pour communiquer le message fondamental de l’Évangile.

Envie d’en savoir plus ?

L’épisode d’intro, ainsi que les premiers épisodes sur l’épître de Jacques peuvent être écoutés !

Un nouvel enseignant au Bienenberg

En été 2024, un nouvel enseignant rejoindra le Centre de Formation du Bienenberg. Dès le 1er septembre, Alexandre Nussbaumer rejoindra l’équipe en place. Il remplacera ainsi Denis Kennel qui quittera ses fonctions en été, après 16 années d’enseignement, dont 10 de direction.

Le nouvel enseignant du Bienenberg se présente ici en quelques lignes.

Alexandre, comment aimes-tu te présenter ?

Comme un pasteur chercheur.

  • Pasteur, car je m’inscris à la suite de Jésus qui accueille et prend soin.

  • Chercheur, car cela nourrit en moi une attitude de contemplation — le monde que Dieu a créé est tellement beau – et une attitude d’humilité — je n’en perçois que quelques bribes —.

Sinon, j’aime aussi bien dire que je suis un homme, que j’ai 46 ans, que je suis marié à Tania et père de trois enfants.

Peux-tu nous dire quels ont été ton parcours et ta formation ?

J’ai grandi en Alsace dans une famille mennonite très engagée dans la foi et j’ai reçu le baptême à mes 18 ans. J’ai ensuite suivi des études d’ingénieur agronome à Paris et je suis parti deux années au Tchad, en lieu et place du service militaire, avec une mission protestante évangélique. A mon retour, j’avais plein de questions sur le sens de la vie, sur les approches culturelles, sociales, économiques, spirituelles de la vie. J’ai pensé que je trouverai quelques réponses en creusant la théologie.

J’ai commencé une formation à la Faculté Libre de Théologie Évangélique (FLTE) à Vaux-sur-Seine, en travaillant également à mi-temps comme ingénieur agronome pour financer tout cela. 4 ans plus tard, je faisais un stage pastoral à l’église mennonite de Châtenay-Malabry et j’en suis devenu pasteur à mi-temps pendant 10 années. J’ai continué de travailler comme ingénieur agronome à mi-temps et j’ai complété ma formation par les Études Francophones de Théologie Anabaptiste (EfraTA) au Bienenberg. À la fin de mon ministère pastoral à Châtenay-Malabry, j’ai pris un temps de retrait pour me former à nouveau : compléter un master de recherche à la FLTE, compléter une formation autour de la connaissance de soi et des autres, compléter une formation à l’accompagnement spirituel.

Ainsi ressourcé, j’ai pu reprendre un ministère pastoral en Alsace à mi-temps, au sein de l’Église évangélique mennonite de Pfastatt il y a trois ans. Attiré par la recherche et l’enseignement théologique, j’ai débuté une thèse à la Faculté protestante de Strasbourg il y a un an, autour de la portée éthique de la Sainte-Cène. J’ai fortement diminué mon activité en agronomie et prévois d’arrêter complètement l’an prochain. J’ai eu l’occasion ces dernières années de participer à différents enseignements au Bienenberg, à l’École Pastorale, à la FLTE et prochainement à la Haute Ecole de Théologie (HET-Pro).

Qu’est-ce qui t’intéresse particulièrement en théologie ?

J’aime faire des liens entre les différentes disciplines de la théologie. Longtemps, la théologie n’a pas été divisée entre les différentes disciplines aujourd’hui séparées sur le plan académique : doctrine, éthique, philosophie, théologie biblique, liturgie, théologie pratique, théologie historique… Il ne venait pas à l’idée des premiers chrétiens qu’il puisse un jour exister des lieux d’études de la théologie qui ne soient pas en lien avec la pratique de la vie chrétienne et l’adoration de Dieu. Relier tout cela aujourd’hui me semble important. Une théologie fondée sur la paix du Christ et l’Esprit-Saint comme agent de la réconciliation voulue par le Père permet de remettre en lien, là où notre culture actuelle tend à séparer et atomiser.

As-tu d’autres centres d’intérêt ?

J’aime jardiner, jouer au volley et passer du temps avec mes enfants et mon épouse, autour d’un jeu de société ou d’un bon film. J’aime aussi le monde associatif, en particulier celui en lien avec la vie chrétienne. Je suis président de la FLTE et également membre de l’espace éthique de l’AEDE, une association médico-sociale d’inspiration mennonite en région parisienne.

Y a-t-il un moment particulièrement significatif dans ton expérience en lien avec l’enseignement de la théologie que tu aimerais partager ?

Je me souviens d’un atelier autour de la notion de caractère chrétien donné à la FLTE l’été dernier. J’avais prévenu les participants qu’ils ne devaient pas s’inquiéter s’ils étaient perdus au cours de l’atelier, car c’est à la fin seulement qu’ils auraient la vue d’ensemble. C’était pour moi une image de la vie qui passe où la cohérence nous est souvent donnée après coup. Certains étudiants bataillaient avec cela, impatients, souhaitant tout de suite tout comprendre, se demandant si cela menait bien quelque part. À la fin, le groupe était ravi. Un étudiant, originaire du Congo, est venu me remercier en me disant qu’il avait cherché pendant des années une telle approche.

Comment envisages-tu ta contribution aux missions du Centre de Formation du Bienenberg ?

Entrer dans une mission, il me semble que c’est premièrement chercher à en accueillir son caractère : l’histoire qui la porte, l’équipe qui la mène, le but qu’elle cherche à atteindre, les moyens dont elle dispose. En cela, il me semble que le Centre de Formation du Bienenberg à une grande richesse qu’il me faudra premièrement apprendre à bien connaître et accueillir.

Ensuite, j’ai été marqué par un théologien pacifiste proche des mennonites, Stanley Hauerwas. Une de ses impulsions me revient, prononcée à l’occasion du cinquantième anniversaire de la publication par Harold Bender de « The Anabaptist Vision ». Stanley Hauerwas interrogeait ainsi son auditoire :

 Si la manière de caractériser votre histoire comme l’illustre Bender ne servait plus à nous aider à affronter les défis qui nous attendent, cela signifierait-il que ceux qui ont fait de vous ce que vous êtes sont perdus ?

La théologie mennonite est justement d’une grande richesse parce qu’elle a donné vie au fil des siècles à des communautés de foi, pertinentes pour la société alentour en pointant vers Jésus et vers son Royaume de Paix. J’espère pouvoir apporter ma contribution à cette histoire. Contribuer à de nouvelles signalisations et repères pour que des personnes et des communautés puissent encore suivre Jésus, dans les défis d’aujourd’hui, au bénéfice de toute la société et pour la gloire de Dieu.


 Source de la citation

[1] Stanley Hauerwas, « Whose Church ? Which Future ? Whither the Anabaptist Vision », repris de In good company: the church as polis, Notre Dame, Indiana, University of Notre Dame Press, 1995, p. 77.

On n’aime « guerre » que la paix… Qu’en disent les Églises pacifistes ?

Par Frédéric de Coninck, Benjamin Isaak-Krauss, Alexandre Nussbaumer

Pour inaugurer une nouvelle maquette des ouvrages publiés par les Éditions Mennonites, voici un petit livre qui traite d’une grande question : la guerre. La guerre qui s’est rapprochée de l’Europe depuis deux ans, la guerre qui frappe durement au Proche-Orient, la guerre qui était toujours là mais que nous avions oubliée…

Trois parties rythment l’ouvrage :

  1. Quel dialogue entre les chrétiens et l’État face à la guerre ?

  2. Lutter autrement, par la résistance civile non-violente

  3. 3. Le rôle de l’Église face à la guerre. Sans nier la complexité du sujet, les auteurs proposent une réflexion inspirée par la tradition des Églises pacifistes.

Trois cas concrets sont également présentés, pour illustrer le propos : le témoignage d’un objecteur de conscience ukrainien, l’exemple des habitants de Kherson en Ukraine, un texte de la Conférence Mennonite Mondiale sur la guerre au Moyen-Orient.

L’objectif du livre est de repenser la question de la guerre et d’interpeller les chrétiens, comme le dit Neal Blough dans la préface : « Quand les Églises incorporeront-elles une théologie de la non-violence dans leur vie à long terme, dans les catéchismes, les prédications, les chants, la formation théologique et dans les actes concrets ? »

Publics

  • Membres d’Églises, pasteurs et responsables d’Églises

  • Aumôniers militaires

  • Personnes et groupes engagés en faveur de la paix

Les auteurs

Frédéric de Coninck, sociologue mennonite, auteur de nombreux ouvrages sur le vécu de la foi dans la société contemporaine.

Benjamin Isaak-Krauss, pasteur de la communauté mennonite de Francfort-sur-le-Main, activement engagé dans la promotion de la paix et de la non-violence.

Alexandre Nussbaumer, actuel pasteur de lʼÉglise mennonite de Pfastatt et enseignant du Centre de formation à partir du 1er septembre 2024.

Quelques mots de présentation

Une présentation vitaminée du dossier.

Un webinaire à découvrir

La soirée de présentation est disponible en replay.

Pour se procurer le dossier, c’est ici, sur le site des éditions mennonites.

Où sont les femmes ?

La conférence “Où sont les femmes ?” vise davantage de collaboration entre les hommes et les femmes dans l’Église.

Elle aura lieu le 27 avril 2024 de 12 à 17h30 sur le Campus de la HET-PRO à Saint-Légier (Suisse).

La question du « plafond de vitrail »

Jean Decorvet, recteur et professeur de la HET-PRO et directeur du Forum Emmaüs, a initialement attiré l’attention du Réseau évangélique suisse sur une problématique récurrente et inquiétante: les femmes, formées en théologies et qualifiées pour le ministère, peinent souvent à trouver un poste en tant que pasteures. Cette interpellation a donné lieu à une réflexion commune, à une étude sur « les femmes dans le ministère de direction » (2023) ainsi qu’à un document de référence du Réseau évangélique Suisse.

Pourquoi existe-t-il un « plafond de vitrail » qui empêche des femmes formées dont la vocation est reconnue d’accéder à des fonctions de direction, et ce dans des communautés en principe ouvertes aux ministères des femmes ?

Une journée stimulante

Lisa Zbinden présentera son travail de Master en thématisant l’écart entre discours et pratiques. L’occasion sera donnée d’entendre plusieurs témoignages et de réfléchir ensemble sur ce qui se vit et ce qui est à vivre.

A travers des enquêtes de terrain, des témoignages et divers éclairages, nous brosserons le tableau de la situation actuelle. Nous réfléchirons ensemble à des projets susceptibles d’encourager davantage de mixité dans les ministères de direction.

La conférence est gratuite et sans inscription. Elle est portée par divers partenaires, dont le Centre de formation du Bienenberg.

Investir dans l'énergie solaire

Au cours des prochains mois, nous allons agrandir notre installation solaire. À l’avenir, cela nous permettra de produire à peu près 50 % de nos besoins annuels en énergie. À long terme, nous pourrons réduire nos coûts énergétiques.

Pour cette extension, nous investissons environ 200 000 CHF. Si possible, nous souhaitons financer ce projet à travers des fonds privés. Toute personne intéressée à participer à cette initiative pertinente et durable par un don ou un prêt peut volontiers s’adresser à Philip Bühler.

 

Contact

Philip Bühler

philip.buehler@hotelbienenberg.ch

+41 (0)61 906 78 05

 

Un livre sur le genre par Marie-Noëlle Yoder

Les Editions Mennonites ont publié récemment un livre sur les questions de genre, écrit par Marie-Noëlle Yoder, enseignante et directrice au Centre de Formation du Bienenberg et pasteure à l’Eglise mennonite du Sonnenberg (CH).

Ce livre vient à point, vu les évolutions en cours dans la société et dans les Églises en matière de genre. Et beaucoup de jeunes chrétiens sont en question sur la part de nature ou de culture dans l’identité sexuelle ou de genre.

Le livre est structuré en 20 questions. On peut donc y picorer ici ou là, même s’il y a une logique à lire les questions et les réponses dans l’ordre.

Je souligne trois facettes du livre.

1.      On y trouve des explications théoriques sur le vocabulaire et les concepts utilisés par les études de genre. Par exemple : le genre, l’intersexuation, l’identité de genre, l’expression de genre, les rôles de genre, l’orientation sexuelle. Avec pédagogie et en quelques pages, l’autrice permet de comprendre de quoi l’on parle.

 2.      Un effort est fait pour essayer de situer ces notions en lien avec les textes de la Bible. Par exemple, les questions suivantes : La Bible parle-t-elle d’intersexuation ? La Bible donne-t-elle des lignes directrices pour les expressions de genre ? La Bible donne-t-elle des lignes directrices pour les rôles de genre ?

 3.      La posture générale de Marie-Noëlle Yoder est celle du dialogue. Dialogue avec les personnes concernées ou interrogatives, dialogue avec les textes bibliques, dialogue recommandé dans les Eglises sur ces questions de genre. Ce positionnement ressemble à une ligne de crête, comme en témoigne ces mots en première page de l’ouvrage : « Les propos de ce livre seront trop fermés pour certains et trop ouverts pour d’autres. »

Le livre sera utile pour les jeunes (chrétiens) en questionnement par rapport aux questions de genre, aux parents déboussolés et préoccupés, aux responsables d’Eglises en charge de l’accompagnement ou de l’enseignement.

Avec sa double formation, en accompagnement des personnes et en théologie, Marie-Noëlle est bien placée pour proposer cette réflexion sur un sujet complexe de notre époque !

Michel Sommer

 

Référence

Marie-Noëlle Yoder, Quand genre, culture et foi s’entrechoquent – 20 questions sur le genre, Dossiers de Christ Seul 3/2024, Editions Mennonites, Montbéliard, 72 p., 11 €

A commander sur www.editions-mennonites.fr

 

Webinaire avec l’autrice

Mercredi 17 janvier 2024 à 20h30, avec présentation du livre ; réaction de Jonathan Hanley ; questions-réponses avec l’autrice.

Inscriptions (pour recevoir le lien Zoom) jusqu’au 16 janvier 2024 : https://forms.gle/qM33NXUYCX1CPLRi6

Parution : Dis-moi qui tu es... Joies et défis de l’amitié entre chrétiens et musulmans, de David Shenk

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du dernier volume de la collections Perspectives anabaptistes : par David Shenk, Dis-moi qui tu es... Joies et défis de l’amitié entre chrétiens et musulmans

Dans le prolongement de son 1er livre coécrit avec son ami Badru Kateregga, Dis-moi ce que tu crois... Un musulman et un chrétien en dialogue (2015, aux Éditions Excelsis), David Shenk répond cette fois à la question : Les chrétiens et les musulmans peuvent-ils être de vrais amis ? Dans un temps où les conflits religieux ne manquent pas, David Shenk répond par l'affirmative. Il présente douze manières dont les chrétiens peuvent nouer des relations authentiques avec des musulmans, des relations caractérisées par le respect, l’hospitalité et le dialogue sincère, tout en continuant à témoigner de leur foi en Christ.

Fruit d’une longue expérience, cette voie proposée par Shenk fournira d’utiles ressources pratiques pour les missionnaires, pour les formateurs, et pour tous les chrétiens qui côtoient d’une manière ou d’une autre des musulmans.

L’auteur David Shenk (1937-2023) a vécu une grande partie de sa vie en Afrique de l’Est. Il a passé seize années en Somalie et au Kenya, se consacrant au témoignage chrétien et au dialogue avec les musulmans. Décédé en janvier 2023, il a exercé un ministère d'enseignant dans le monde entier, avec comme objectif principal d’équiper l’Église afin qu’elle pratique fidèlement la paix du Christ au sein d’un monde pluraliste. Il est le coauteur de Dis-moi ce que tu crois… Un musulman et un chrétien en dialogue (2015).

Ce livre a reçu le prix Christianity Today du meilleur livre de l’année, en 2016, dans la catégorie « Mission/Église mondiale ». A recommander absolument !

Disponible aux Éditions Excelsis, au prix de 14 €

Chroniques d'un pasteur en temps de pandémie

Il y a plus de trois ans que la planète a été secouée par l'émergence du Covid-19, laissant dans son sillage un état général de sidération, d'anxiété et de remise en question des certitudes. Les restrictions imposées à nos libertés soulèvent également des interrogations.

Durant le premier confinement, Stéphane Rhéaume, pasteur de l’Église chrétienne des Frères mennonites de Saint-Eustache, s’est mis à écrire des chroniques pour encourager les chrétiens. Comme le souligne Thierry Le Gall dans la préface, il apporte “un éclairage apaisé, instructif et objectif”.

En parcourant la Bible de manière rigoureuse et humble pour fournir une interprétation fidèle de son message, ces chroniques agissent comme un guide dans l'obscurité. Elles aident à éviter d'être submergé par les événements et les commentaires alarmants, ou de souscrire à des interprétations hâtives. Elles encouragent la réflexion sur la foi, qu'elle soit individuelle ou communautaire, et trouvent dans les enseignements bibliques des raisons solides de maintenir la confiance et l'espoir.

Table des matières

  1. Pour un recadrage biblique et théologique des événements actuels

  2. Faut-il défier le gouvernement et nous rassembler quand même en Église?

  3. Pourquoi limiter nos interactions sociales si Dieu nous protège de tout danger?

  4. Les ordonnances gouvernementales portent-elles atteinte à la liberté religieuse?

  5. Comment pouvons-nous vivre l’Église en temps de confinement?

  6. La Covid-19 signale-t-elle le début de la fin du monde?

  7. Allons-nous vraiment changer après la Covid-19?

  8. Faut-il s’attendre à un effondrement du monde?

  9. Ce que nous vivons actuellement est-il un jugement de Dieu sur l’humanité?

  10. La prière peut-elle nous sauver du coronavirus?

  11. Le coronavirus pourra-t-il nous ramener “sur terre”?

  12. Que penser des catastrophes naturelles?

  13. Que nous enseignent l’apparition et la propagation du Covid-19?

  14. Comment envisager l’avenir, surtout en temps de pandémie?

Ne manquez pas…

Ce dossier de Christ Seul est disponible dans la boutique des éditions mennonites.

Les Études Francophones de Théologie Anabaptiste (EFraTA) ... à l'étude !

En 2003, à l’initiative de Claude Baecher, Neal Blough et Linda Oyer, le programme des Études Francophones de Théologie Anabaptistes (« EFraTA ») voyait le jour. Portée par le CeFor Bienenberg et le Centre mennonite de Paris, la formation était voulue de niveau universitaire, visant l’approfondissement de la connaissance de l’histoire, de la théologie et de la pratique des ministères dans une perspective anabaptiste – tout en restant en dialogue avec les courants chrétiens contemporains. En contexte francophone, c’était une première.

Le programme, construit sur 4 années, se déclinait selon 4 axes : la Bible (herméneutique), la christologie, l’Église (ecclésiologie) et la mission (missiologie), chacun de ses axes étant abordé dans une perspective anabaptiste et à partir d’une approche pluridisciplinaire : histoire et théologie, exégèse, pratique et spiritualité.

Le contenu des 4 années d’EFraTA

LA BIBLE dans une perspective anabaptiste

L’herméneutique anabaptiste : le christocentrisme de l’Écriture, les enjeux de la différenciation des deux testaments, la communauté comme lieu d’interprétation. Le rôle de la Bible dans la vie individuelle et communautaire.

LA CHRISTOLOGIE dans une perspective anabaptiste

La nature du péché. Les compréhensions de la personne et de l’œuvre du Christ au siècle des Réformes. Les élaborations contemporaines dans l’anabaptisme et les conséquences de cette christologie dans la vie individuelle et communautaire.

L’ECCLÉSIOLOGIE dans une perspective anabaptiste

L’histoire du développement des Églises de professants et de leurs pratiques des ministères. La compréhension contemporaine de l’ecclésiologie (autorité, collégialité, etc.). L’Église et l’État. Comment vivre aujourd’hui une spiritualité communautaire ?

LA MISSION dans une perspective anabaptiste

La compréhension anabaptiste de la mission hier et aujourd’hui, et les aspects concrets qui en découlent : foi et société, communication interculturelle, diaconie, unité des chrétiens, etc.

 

Aujourd’hui, après 5 cycles de 4 années chacun – soit 20 années d’existence (2003–2023), une page se tourne. Parmi les initiateurs du projet et les professeurs réguliers, une bonne partie a pris sa retraite. Des questions se posent …

  • quant au format de la formation, pour élargir la base d’étudiant.e.s susceptibles d’être intéressé.e.s ;

  • quant aux ressources en termes d’enseignant.e.s que nous aurons dans les prochaines années ;

  • quant au niveau d’accréditation souhaité ;

  • quant à la perspective du programme : garder un accent fort sur l’histoire et la théologie anabaptistes, ou aller davantage vers un programme de type « Peace studies », plus orienté vers les questions de justice, paix, résolution des conflits, etc. dans notre contexte ?

 

Ces questions sont devant nous. Une page se tourne, certes, mais le livre n’est pas fini ! Nous croyons et sommes confiants que le Seigneur nous aidera à avancer, discerner ce qui est bon et sera utile aux Églises que nous voulons continuer à servir.   

Dieu et l'argent

Les mercredis 8 et 22 novembre, le Centre de formation du Bienenberg et le FREE COLLEGE proposent deux soirées ZOOM autour du thème : « Dieu et l’argent ». L’invité de ces deux soirées sera Daniel Marguerat, professeur honoraire de Nouveau Testament, et auteur d’un petit livre stimulant autour de ce thème (1).

 

La débâcle de Crédit Suisse a mis en lumière le rapport curieux que nombre de nos contemporains entretiennent avec l’argent (2). Objet des désirs les plus irrépressibles pour certains, refuge et sécurité ultime pour d’autres… Une chose est sûre : l’argent ne laisse personne indifférent. Jésus a proposé son regard sur l’argent. Un regard original et décalé, puisqu’il a même invité à le profaner afin de faire disparaître dans notre relation à lui toute dimension religieuse.

« Qu’est-ce que l’argent fait de toi ? »

Les mercredis 8 et 22 novembre, le Centre de formation du Bienenberg qui est responsable de la formation au sein des Églises mennonites et le FREE COLLEGE, la formation d’adultes de la FREE, mettent sur pied deux soirées autour de ce thème avec Daniel Marguerat, ancien professeur de Nouveau Testament et auteur du livre « Dieu et l’argent. Une parole à oser » (1). Selon la jolie formule de Daniel Marguerat, la question n’est plus de savoir ce que l’on fait de l’argent, mais ce que l’argent fait de toi… ou de moi. Un être arrimé à ses privilèges ou quelqu’un de disponible au partage et à la générosité ? Pour suivre l’enseignement de Jésus de Nazareth, les premiers disciples ont suivi différentes pistes pour « profaner » le dieu Mammon : la pauvreté radicale, la mise en commun des biens, le don, le bénévolat…

En lien avec une émission de TV

Chacune des deux soirées ZOOM commencera par une émission de TV avec Daniel Marguerat en interview, et se poursuivra par un temps d’échange entre cet auteur et les animateurs de la soirée. Un temps de discussion permettra à chaque participant-e de poser ses questions et d’approfondir ainsi l’enseignement de Jésus sur l’argent. (c)

S’inscrire à la formation « Dieu et l’argent » des 8 et 22 novembre.

https://eglisesfree.ch/free-college/journees/inscription-journees


 Notes

1 Daniel Marguerat, Dieu et l’argent. Une parole à oser, Bière, Cabédita, 2013, 96 p.

2. Ecouter l’émission « Daniel Marguerat et la débâcle de Credit Suisse dans ‘Un R d’Actu’ », Radio R, 22 mars 2023.

https://radio-r.ch/actualite/daniel-marguerat-et-la-debacle-de-credit-suisse-dans-un-r-dactu/

Elle est « accro » à la formation pour responsables d’Églises !

Je me souviens encore de mes débuts aux sessions de formation pour anciens, prédicateurs et diacres. C’était en avril 2016 avec ce premier thème de « L’Église participative » réparti en trois soirées, à raison d’une par mois. La progression dans la façon de décliner le thème, la variété des intervenants (trop peu d’intervenantes à mon avis !) et notre participation sous forme de discussions ou autre m’ont très rapidement enthousiasmée. La communion fraternelle, la convivialité et l’accueil dans l’une des Églises mennonites d’Alsace Sud ont également contribué à me faire devenir « accro » de ces soirées !

On y prend et retient ce que l’on peut en fonction de ses connaissances bibliques du moment et de son « état spirituel », mais il y a largement de quoi contenter chaque participant.

Les points de vue apportés sont très enrichissants pour la jeune membre du collège pastoral que je suis alors. « Jésus passe son temps à ‘’déformater’’ le regard des disciples. » Cette phrase-choc est l’un des multiples exemples de ce qui m’a impactée.

Différents thèmes sont traités au fur et à mesure des années : la conversion, l’accueil dans l’Église, l’enseignement du catéchisme aux ados, etc.

Le public est parfois plus restreint, comme lors du module sur la prédication au cours duquel un professionnel des médias m’a fait progresser sur la façon de communiquer et sur la gestuelle en disant : « Mieux s’exprimer oralement, c’est avant tout rester soi-même ou le devenir un peu plus. » Moins de pression du coup ? Sûrement pas ! « Il faut avoir conquis les gens en 8 secondes et faire de la lecture de la Parole de Dieu un moment bouleversant. »

Le dernier thème de 2022, « Servir Dieu avec sa personnalité », m’a quant à lui fait progresser dans ma vie de foi personnelle. En effet, lors de la déclinaison du thème sur « Servir Dieu en ayant Jésus comme modèle », j’ai été percutée par des éléments de la vie de Jésus, parce qu’apportés de façon originale. Et au-delà, à l’instar de Jésus, qui, bien que déçu de ses disciples, ne les a jamais abandonnés, eh bien moi aussi lorsque je suis déçue, j’apprends à présent à continuer à servir.

Merci aux organisateurs et aux intervenants de m’apporter tellement à travers ces soirées !

Marielle Schoffmann, Église du Birkenhof, membre du Collège pastoral

 

Une formation permanente régionale au service des ministères

À raison de trois modules par an, cette formation a lieu dans quatre régions alternativement :

  • Alsace Sud

  • Franche-Comté

  • Alsace Nord

  • Lorraine

Elle est organisée par le Centre de Formation du Bienenberg et la Commission des Ministères des Églises mennonites de France.

Le programme 2023 est disponible ici (régions Alsace Nord et Lorraine), ainsi que les modalités d’inscription. Thèmes traités : Le rôle et l’autorité des anciens – Question de genre et foi chrétienne – S’adapter ou « discipliner : comment bien faire de la pastorale ?

Qui sont les mennonites ?

Qui sont les anabaptistes? Comment les mennonites sont-ils apparus? Où vivent-ils aujourd’hui? Que croient-ils? Hanspeter Jecker, historien de l’anabaptisme, ancien professeur au Centre de Formation du Bienenberg et président de la Société d’Histoire Mennonite Suisse a répondu à ces questions dans une petite brochure pour tous les intéressés. Le texte, à l’origine écrit en allemand a été adapté en français par Michel Sommer. La brochure peut être téléchargée ici ou en cliquant sur l’image de couverture ci-dessous.


Une autobiographie congolaise mouvementée

Les Éditions Mennonites ont récemment publié l’autobiographie de Mulanda Jimmy JUMA, un chrétien congolais au parcours remarquable dans un contexte dramatique.

Le livre raconte l’histoire de Mulanda, né en 1973 sur les berges d’un lac à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Pour échapper aux milices qui se battent, il vit caché avec sa famille dans une maison en herbe au milieu des roseaux, entouré par une insécurité permanente. En 1996, sous les balles et les bombes, il s’enfuit en Tanzanie, au début de ce que l’on nommera la première guerre mondiale africaine qui causera la mort de six millions (oui, six millions) de personnes et le déplacement de 10 millions d’habitants. C’est alors que l’eau du lac Tanganyika est rouge de sang… Il erre ensuite à travers plusieurs pays (Tanzanie, Malawi, Mozambique) pour se réfugier en Afrique du Sud. Là, Mulanda connaît l’apartheid et le racisme dans l’Église et à l’université, échappe à la mort face à des gangs s’en prenant aux réfugiés, comme lui…

En Afrique du Sud, il entend pour la première fois parler du Mennonite Central Committee (MCC) et participe à un programme de guérison des traumatismes. Il écrit :

« Je découvre que je porte ce bagage de traumatismes depuis longtemps. Je pleure littéralement pendant cette formation en partageant mes histoires, des histoires douloureuses. Tout le groupe vient vers moi, m’embrasse et me soutient. Je me sens soulagé à partir de là, j’ai vraiment l’impression qu’un poids a disparu. »

Ce processus de guérison permet à Mulanda de surmonter son désir de vengeance, après avoir tant souffert et après avoir vu tant d’horreurs. Il va se former dans le domaine de la construction de la paix, au niveau relationnel et politique, jusqu’à l’obtention d’un doctorat en Italie, et devenir un agent de la paix auprès d’organismes comme le centre Dag Hammarskjöld en Zambie (du nom d’un ancien secrétaire général de l’ONU, mort dans un accident d’avion en 1961) ou comme le Mennonite Central Committee, dont il deviendra le représentant en RDC, pour servir son pays, puis le représentant pour le Burundi et le Rwanda, sa fonction actuelle. Il intervient aussi dans plusieurs pays à travers le monde, en tant que spécialiste des processus d’élections ou comme médiateur entre gouvernement et groupes paramilitaires en Colombie…

Le livre commence par la description du travail de Mulanda dès 2017 pour le MCC. Puis on remonte à son enfance mouvementée, à sa jeunesse en fuite, à l’étape importante de l’Afrique du Sud pour arriver à ce ministère aux dimensions internationales. Le livre se termine par un chapitre intitulé « Les racines et les ailes d’un bâtisseur de paix », où l’auteur décrit l’importance de ses parents dans la construction de son identité et de son futur engagement, l’importance de rencontres déterminantes dans son parcours, et l’importance de la foi en Dieu qui l’a soutenu.

Une originalité du livre est à signaler : des encadrés explicatifs ponctuent le récit raconté à la première personne par l’auteur ; ils donnent des clés de compréhension très utiles, en particulier au lecteur européen, en matière de (géo)politique, d’économie, d’histoire de la RDC et du sud du continent africain. Ces encadrés ont été rédigés par Daniel Goldschmidt, membre du comité des Dossiers de Christ Seul.

Le livre se lit facilement, parce que le parcours de Mulanda est dramatique, phénoménal et finalement heureux. Pour nous Européens, ce récit nous ouvre à des réalités que nous ignorons ou que nous oublions, celles d’un grand pays africain qui devrait être l’un des pays les plus riches du monde, mais qui subit la corruption et le pillage systématique de ses ressources, au prix de conflits armés quasi permanents.  

Pour quiconque se demande ce que peut signifier s’engager au service de la paix au nom du Christ, une conviction éthique chère entre autres aux mennonites, ce récit est édifiant et inspirant.

J’ai eu le privilège d’échanger une fois par Zoom avec Mulanda ; je n’oublie pas la chaleur de la rencontre, l’humilité de sa personne, le large sourire, l’attention portée, la tranquille détermination… Toutes qualités d’un bâtisseur de paix…

Michel Sommer

 

Pour aller plus loin…

Mulanda Jimmy JUMA, L’eau du lac était rouge – Un bâtisseur de paix congolais au cœur des guerres, Dossier de Christ Seul 1/2023, Editions Mennonites, 96 pages, 11 €. A commander sur : https://www.editions-mennonites.fr

 Rencontrer l’auteur?

 L’auteur donnera une conférence sur zoom le 29 juin 2023 de 19h-21h (heure de Paris). La conférence est gratuite, l’inscription se fait sur le site de justice et paix.

 

 

 

Une Église qui fait le bien

Ce petit dossier écrit par Jean-Marc Bellefleur, invite à un amour mis en action. Il se manifeste au sein de la communauté chrétienne, mais est appelé à dépasser ses murs et à se mettre au service du prochain. Les mots doivent aller de pair avec les gestes pour former un ensemble cohérent qui témoigne de Christ.

N'aimons pas seulement en paroles, avec de beaux discours; Faisons preuve d’un véritable amour qui se manifeste par des actes ! (Jean 3.18)

Quatre chapitres articulent ce dossier inspirant:

  1. Le principe de bienfaisance en Église

L’action sociale s’inscrit dans un certain nombre de jeux d’équilibres. Faut-il davantage marquer de l’attention pour l’Église ou pour l’individu ? Faut-il plutôt dire ou faire ? Comment s’occuper des prochains ici sans oublier les prochains au loin ? Si l’Église va bien, qu’elle a une bonne stratégie de communication et de bonnes relations à l’extérieur, elle est en mesure de faire le bien. Son action sera bienfaisante pour les autres, mais aussi pour elle-même.

2. L’organisation d’une Église qui fait le bien

L’auteur invite à ce qu’un groupe de travail se mette en route pour s’occuper spécifiquement de l’action sociale. Ce groupe doit être discerné et envoyé par l’Église et fonctionner en lien étroit avec ses responsables. Si l’action sociale est pleinement intégrée dans le quotidien de l’Église elle figurera aussi dans son budget. La bienfaisance peut se vivre de bien des façons, mais il est important de prendre les limites de son action en considération.

3. Quelle structure pour la bienfaisance ?

L’action sociale doit-elle être gérée de façon indépendante ou liée à la vie de l’Église ? Quelle place faut-il laisser à la professionnalisation ? Jean-Marc Bellefleur n’évite pas les questions difficiles.

4. Quelques actions possibles

De petites initiatives peuvent être mises en œuvre : un dépôt alimentaire, des repas gratuits, un vestiaire solidaire, une caisse d’aide, une manifestation de soutien.


Un petit livre à commander sur la page des éditions mennonites et à mettre entre les mains de toutes celles et de tous ceux qui se préoccupent de leur prochain.